Préférence européenne : Qu’il y ait son nom ou pas dessus, le rapport de la députée d’extrême droite Mathilde Androuët ne sera pas le sien

La Commission de l’environnement du Parlement européen doit donner son opinion sur un texte majeur pour l’avenir de l’industrie européenne : la loi sur l’accélérateur industriel. Christophe Clergeau, rapporteur socialiste pour la Commission de l’environnement, aux côtés d’une alliance parlementaire allant du groupe The Left jusqu’au PPE, travaillent ensemble sur un texte alternatif au rapport de Mathilde Androuët (RN/PFE).  

Ainsi, le texte qui sera voté le 1er octobre en Commission de l’environnement ne sera pas le texte de la rapportrice d’extrême droite. Le rapport porté par Mathilde Androuët ne peut pas être la base du compromis parlementaire, car il défend une vision profondément différente de notre politique industrielle. 

D’abord parce qu’il propose en réalité un retour à une souveraineté strictement nationale. Son groupe remet en cause la capacité de l’Union européenne à agir collectivement en enlevant des pouvoirs de décision à la Commission européenne au profil des États membres. 

Christophe Clergeau souligne : 

« C’est une approche perdante : face à des puissances impériales prédatrices qui veulent dévorer notre industrie, aucun État européen ne peut agir seul et l’absence de décisions uniformes et coordonnées fragmenterait notre souveraineté. »  

De plus, notre industrie est déjà européenne. Nos chaînes de valeur traversent les frontières. La souveraineté industrielle ne se construit pas État par État : elle se construit à l’échelle européenne. C’est ensemble que nous pouvons sécuriser nos approvisionnements, renforcer nos industries et reprendre le contrôle de nos choix stratégiques.

Enfin, nous devons réindustrialiser pour répondre à un projet de société. Réindustrialiser l’Europe, ce n’est pas simplement produire davantage, c’est répondre à la triple crise : climatique, environnementale et sociale pour vivre mieux, toutes et tous, partout, en respectant les limites de la planète.

« Réindustrialiser oui, mais la loi sur l’accélérateur industriel ne doit pas devenir un prétexte à une déréglementation environnementale néfaste à notre santé et nos territoires. » 

Nous devons investir dans les industries qui décarbonent notre économie, créent des emplois verts, des emplois dont les travailleurs peuvent être fiers, des emplois bien rémunérés et durables.

« Nous ne laisserons pas l’extrême droite et le RN définir une politique industrielle passéiste. Mathilde Androuët peut dire ce qu’elle veut : le texte qui sera adopté par le Parlement européen ne sera pas le sien. Ce sera le nôtre, avec ou sans son nom. »

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